Pourquoi parler de génétique des populations ?

Allez, assez rigolé, maintenant je vais parler de quelque chose qui me concerne plus directement, à savoir la génétique des populations. C’est un assez gros sujet donc je pense y aller doucement, au fur et à mesure (c’est-à-dire billet après billet), sans pour autant esquiver les aspects « trapus » du problème. A côté de ça, je dois bien avouer que je ne suis pas non plus expert dans ce domaine (même si mon travail au jour le jour s’en approche un peu), j’essaierai donc d’éviter les grosses erreurs (mais les futurs lecteurs sauront bien vite les corriger).

Par ailleurs, j’ai envie de parler tout particulièrement de génétique des populations pour plusieurs raisons.

  • Tout d’abord, la génétique des populations est très liée aux questions d’évolution en biologie comme on va le voir dans les billets suivants, et ça, l’évolution, j’aime bien ! (est-ce utile de rappeler la fameuse phrase de Dobzhansky « rien n’a de sens en biologie si ce n’est à la lumière de l’évolution » ?)
  • De plus, cette discipline occupe une place toute particulière en biologie car elle est apparue au même moment que la statistique inférentielle (certains ayant activement participé aux deux…) et de ce fait a tout de suite été formalisée (échappant ainsi aux critiques visant le côté « naturaliste » inhérent à la biologie).
  • Finalement, on peut l’approcher avec des petits modèles relativement simples, et comme il existe un merveilleux outil de statistique et modélisation libre et gratuit, eh bien, pourquoi s’en priver ?!

Galet, Valerie GallandComme l’a dit Jean Perrin, « on demande à la science de rendre possible la présence d’un galet sur une plage, pas d’expliquer la présence de chaque galet sur chaque plage » (citation tirée d’un très bon blog, voir ce commentaire). En ce sens, c’est ce que fait la génétique des populations en s’intéressant à la distribution des gènes dans les populations plutôt qu’à la présence d’un gène particulier appartenant à un individu lambda au temps t. Dans ce but, les généticiens des populations travaillent sur des fréquences de gènes au sein d’une population. Dans mon prochain billet, j’introduirai les fondamentaux de la génétique des populations avec l’équilibre de Hardy-Weinberg…

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