Ce matin, le soleil perce derrière la brume

Il est de ces moments si particuliers que l’on aimerait les partager, tentant d’ignorer l’incommunicabilité intrinsèque de ce type d’expérience personnelle, telle la lecture de quelques pages de « La Route des Flandres », entouré de la symphonie n° 3 de Saint-Saëns qui réchauffe au moins autant que la couette sous laquelle on paresse en ce samedi matin.

Les longues minutes, interminables, pendant lesquelles la sentinelle longe Georges étalé dans le ravin, le regard au niveau des brins d’herbe, attiré par le poulailler à quelques mètres, ce refuge si proche et pourtant si loin, malgré sa décrépitude, le regard qui continue à vagabonder, suivant les sinueuses rigoles le long des tiges, ces lignes au vert moelleux supportant de larges feuilles flasques contrastant avec la rugosité du mur de briques; alors qu’en contrebas du lit, s’échappant doucement des enceintes grillagées, les violons du mouvement II soutiennent envers et contre tout cet espoir ténu mais tenace qui nous habite, suivis quelques pistes plus loin du rire moqueur, mais si attirant, qui sautille d’un bout à l’autre de la Danse Macabre, dehors le soleil perce et

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