A propos d’une question vieille comme le monde

Qu’est-ce que la vie ?

The first molecular biologists, Francis Crick and Jacques Monod, were not wrong when they said that the secret of life had been solved, and the characteristics of organisms explained. The question of life is no longer a mystery. But what remains to be understood is the way these well-defined characteristics have emerged, and been coupled. There has been a dramatic shift in the past fifty years: the question of life is no longer a search for principles of life, but a historical question. The question is no longer “What characteristics are found in organisms but not in inanimate objects?”, but “How were these characteristics progressively associated within objects that we call organisms?”.

This is a dramatic change, because it makes the question of life a scientific question, fully accessible to scientific enquiry. Life is on the way to being “naturalized”. And the most ambitious projects of synthetic biologists, such as those of Craig Venter, will probably be successful in the near future!

Michel Morange, The Resurrection of Life, Orig Life Evol Biosph (2010) 40:179-182

Pour info, Michel Morange définit dans le même article ce qu’il considère être les caractéristiques de la vie: « the capacity to reproduce, the permanent exchange of material and energy with the environment, complex macromolecular structures ».

2 commentaires pour A propos d’une question vieille comme le monde

  1. Jonathan dit :

    Je suis moins optimiste que MM sur C. Venter. Je pense que ce qu’il fait va certainement plus l’aider à engendrer des tonnes d’argent que de résoudre de vrais problèmes de biologie…

    • walrus dit :

      Les deux, engendrer des tonnes d’argent et faire avancer la biologie, ne sont pas forcément incompatibles. Pour faire tourner sa boîte, Venter a besoin de capitaux et il a déjà apporté pas mal à la science en prouvant en 2000 qu’on pouvait séquencer un génome humain via la méthode du shotgun (cf.la biographie d’Eugene Myers).
      Mais ce que pointe Morange c’est la différence conceptuelle qu’il y a entre comprendre comment quelque chose fonctionne, et essayer de reconstruire nous-même ce quelque chose. Dans le 2e cas, on est amené à se poser des questions que l’on ne se serait pas posé dans le premier cas. Et ce sont précisément ces questions qui peuvent améliorer notre compréhension de la biologie.
      En tout cas, la biologie synthétique a pour elle la phrase de Feynman: « What I cannot create, I do not understand ».

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